Faire face à la phobie de la psychiatrie

Faire face à la phobie de la psychiatrie

Il n’y a pas lieu d’avoir peur de la psychiatrie, ni des malades mentaux, nommés dans notre jargon « fous ». Car il suffit de comprendre et de connaître ce qui suit. La psychiatrie est une spécialité médicale comme toute autre spécialité ; elle a comme objectif de diagnostiquer et de prendre en charge les pathologies mentales et psychologiques dans toutes leurs formes.

En premier lieu, il est important de différencier tous ce qui est pathologie mentale de ce qui est pathologie psychologique, tout en admettant que l’une peut entraîner l’autre. Schématiquement, la maladie mentale regroupe plusieurs catégories de pathologies ; à savoir : les psychoses, les troubles anxieux, et les troubles de l’humeur.
Quant à la première, le meilleur exemple est la schizophrénie, maladie fréquente et très connue par tous. Cette catégorie de pathologie mentale a comme spécificité l’apparition de délires, d’hallucinations, et d’un comportement teinté de repli sur soi, avec un retrait social considérable, et une imprévisibilité comportementale avec un risque d’agressivité envers l’entourage en cas de délire important. Devant ce type de malades, il est indispensable de ne pas les provoquer, ni de les contrarier, par risque d’enrichir leur délire, et par conséquent, être victime de leur dangerosité.
Le second groupe se résume au troubles anxieux, connu dans notre jargon par les « personnes névrosées », ou encore « personnes nerveuses ». Cette catégorie de malades sont plutôt des personnes obsessionnelles, phobiques, ou autres.. Généralement, ils présentent une souffrance psychique intense qui risque de se transmettre à leurs entourages. Devant ces derniers, il faut être compatissant, et attentif à leurs souffrances, et en aucun lieu éprouver de la crainte.
Puis se place un troisième groupe, les troubles de l’humeur qui englobent les dépressions, les manies, et les troubles bipolaires.. Ces formes nécessitent aussi une longue discussion détaillée, mais en général, ce type de malades sont souvent agressifs vers eux même que vers leurs entourage avec un risque grave de suicide que toute personne ne doit pas négliger ni écarter.
Certainement, on se demande où est ce qu’on peut classer les toxicomanes, et les personnalités pathologiques. Eh bien, c’est simple, ce sont deux entités jusqu’à l’heure actuelle pas considérés comme pathologies mentales.
Prenons la toxicomanie, qui est un trouble de conduite, ou de comportement, qui peut être secondaire aux pathologies mentales précédemment citées, et même à la personnalité pathologique.
Le toxicomane est à l’origine dangereux pour soi même, car sa conduite provoque un engagement de son intégrité physique et psychique, mais sa dangerosité peut même menacer celle d’autrui dans l’objectif de se procurer les toxiques. Ainsi, devant se type de personnes, il faut toujours leur proposer de l’aide médicale notamment la cure de désintoxication, et en aucun cas être complice dans leur conduite. Cette proposition ne sera certainement pas la bienvenue par le toxicomane ! Mais il ne faut jamais baisser les bras !!
Quant à la personnalité pathologique ; elle regroupe plusieurs formes allant de celle qui peut être nocive à son entourage, telle que le psychopathe (l’antisocial), le paranoïaque, jusqu’à celle qui peut nuire à soi même telle que les personnalités passives dépendantes, et les personnalités évitantes. Devant cette catégorie de personnalités pathologiques, la proposition d’une aide psychiatrique est toujours indispensable.
Tout ce qui a été énoncé ci-dessus n’est en fait qu’un simple survol sur les différentes pathologies mentales que toute personne peut y être confrontée. Néanmoins, il reste du ressort du médecin spécialiste de prendre en charge ces malades avec l’appui et la contribution de leurs entourages. Cette nouvelle phobie peut être expliquée par le fait que l’homme, dans sa nature, a peur de tout ce que lui est inconnu. Mais ce qui est surtout vexant et désolant, est que cette phobie est développée chez les personnes qui sont censés connaître ce que c’est la psychiatrie.
La rédactrice